La tour ne densifie pas

Extrait du rapport d’experts sur la stratégie d’implantations des tours dans l’agglomération Lausanne-Morges

Un quartier de tours n’est pas plus dense qu’un tissu urbain homogène, fait d’îlots de bâtiments d’habitations R + 7 étages, ceci en raison des règles de prospect, soit de distance minimale entre deux constructions.

Augmenter la hauteur des bâtiments d’habitation implique en effet de les écarter pour éviter les ombres portées et préserver les vues. La tour est donc une manière de densifier parmi d’autres. Le paradoxe de la densité est ainsi le suivant: la tour amène une densification à l’échelle de la parcelle mais pas à celle du quartier ou d’une région. Or, ces dernières sont les plus pertinentes pour le PALM.

Extrait du fascicule « Tours, mode d’emploi » de Tribu architecture

Densité perçue et densité réelle.
La tour renvoie instinctivement une image de densité. Pourtant, la densité réelle d’un quartier de tours n’est généralement pas plus importante que dans les quartiers dont les bâtiments ne dépassent pas 5 niveaux. En effet, La Rouvraie à Lausanne n’arrive même pas à une densité construite de 1 (1 mètre carré de plancher sur 1mètre carré de terrain), alors que le quartier de la rue de la Harpe se situe entre des densités construites de 1.5 et de 2. Ainsi la densité est plus liée à la perception qu’à la réalité.

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